HADAFO Médias : Responsabilité des journalistes face aux fausses nouvelles

Conakry, 11 juin 2025 – Lamine Guirassy, président-directeur général du groupe HADAFO Médias, a été frappé d’une lourde sanction par la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée. L’institution de régulation des médias lui reproche d’avoir diffusé de fausses informations sur un prétendu séisme à Conakry, provoquant une vague de panique au sein de la population.Tout est parti d’un tweet publié par le journaliste sur son compte personnel, annonçant la survenue d’un séisme de magnitude 7 dans le quartier de Petit Simbaya, situé dans la commune de Lambanyi, à Conakry. Dans le même message, Lamine Guirassy avait partagé des consignes de sécurité à suivre, accentuant davantage l’effet de panique.Cette annonce a immédiatement semé la confusion dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment dans la zone citée. De nombreuses personnes ont quitté précipitamment leurs habitations, tandis que les réseaux sociaux se sont enflammés, amplifiant l’alerte sans fondement scientifique ni confirmation officielle des autorités compétentes.Face à l’ampleur de l’incident, la HAC a réagi avec fermeté. Dans un communiqué officiel rendu public ce mercredi, l’organe de régulation a annoncé l’interdiction faite à Lamine Guirassy d’exercer le métier de journaliste en Guinée jusqu’à nouvel ordre. Il est accusé de « diffusion de fausses nouvelles et de fausses consignes », une infraction grave selon la réglementation en vigueur.> « La responsabilité des journalistes est d’autant plus grande qu’ils sont suivis et écoutés par des milliers, voire des millions de personnes. La diffusion de fausses informations, surtout dans un contexte sensible, peut mettre des vies en danger et porter atteinte à l’ordre public », indique la HAC dans son communiqué.La décision a suscité des réactions contrastées. Si certains estiment qu’elle est justifiée au regard des conséquences du message, d’autres dénoncent une sanction jugée excessive, plaidant pour une approche plus pédagogique.Le groupe HADAFO Médias, l’un des plus influents du paysage médiatique guinéen, n’a pour l’instant publié aucune déclaration officielle sur le sujet. De son côté, Lamine Guirassy n’a pas réagi publiquement depuis la publication de la décision.Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des journalistes et des influenceurs dans l’ère numérique, où une simple publication peut avoir des effets immédiats et potentiellement dramatiques. Elle souligne aussi la nécessité d’un strict respect des règles de vérification de l’information avant toute diffusion, surtout lorsqu’il s’agit de sujets sensibles comme les catastrophes naturelles.

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