Gouvernement Bah Oury : Le remaniement tant attendu se fait désirer

CONAKRY – Le 30 juin 2025, un décret signé par le général Mamadi Doumbouya a profondément remanié l’architecture gouvernementale en Guinée, redessinant les contours de plusieurs ministères. Cinq départements ministériels ont été scindés, annonçant de facto un remaniement imminent. Pourtant, une semaine après, le suspense demeure entier.

Les ministères de l’Agriculture et de l’Élevage ; de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ; du Commerce, de l’Industrie et des PME ; de la Jeunesse et des Sports ; ainsi que celui de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, ont été officiellement divisés. Mais depuis, aucune nouvelle nomination n’a été annoncée pour diriger les nouvelles entités.

Officiellement, aucune explication n’a été donnée sur les motivations de cette réorganisation. Cependant, selon plusieurs sources proches du pouvoir, cette restructuration viserait à clarifier les responsabilités, renforcer la performance administrative et accroître la lisibilité de l’action gouvernementale.

Dans l’attente, le ministre secrétaire général et porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara, a précisé que les ministres en fonction continueront de gérer les départements éclatés, à titre transitoire. Une mesure qui suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations : combien de temps durera cet intérim ?

Une attente qui agite la sphère politique

Du côté de l’opinion publique et des analystes politiques, l’impatience grandit. Beaucoup voient dans ce délai une occasion manquée de renforcer la légitimité du gouvernement Bah Oury, d’autant plus que la campagne de vulgarisation du projet de Constitution débute la semaine prochaine.

Alors, le remaniement aura-t-il lieu avant, pendant ou après cette campagne cruciale ? Le flou persiste. Une chose est sûre : le retard dans les nominations fragilise la cohérence de l’action gouvernementale et alimente les spéculations les plus diverses.

Une décision attendue au sommet de l’État

Pour l’instant, la balle est dans le camp de la Présidence. Seule une décision du général Doumbouya pourra mettre fin à cette période d’incertitude. Le gouvernement Bah Oury, encore incomplet, reste en sursis.

À suivre…

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