Guinée : Le processus de transition entre promesses électorales et renforcement des liens avec les États-Unis

CONAKRY – À moins de deux mois du référendum constitutionnel fixé au 21 septembre 2025, l’avenir politique de la Guinée reste au cœur des préoccupations nationales et internationales. Si cette échéance électorale marque une étape clé de la transition, le flou persiste encore autour des autres scrutins majeurs censés clore cette phase transitoire.

Ce jeudi 24 juillet, en marge d’une audience accordée à William B. Stevens, sous-secrétaire d’État adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et envoyé spécial des États-Unis en visite officielle à Conakry, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, a levé un coin du voile sur le calendrier électoral.

<< Je l’ai dit il y a quelques mois. >>

L’administration sous la présidence Trump apprécie ce qui se passe en Guinée et nous encourage à continuer. C’est pourquoi je les ai rassurés que, dans les cinq à six mois à venir, la Guinée va traverser la phase de transition et aboutir à des élections qui seront transparentes », a déclaré Dr Kouyaté.

Un engagement qui se veut rassurant alors que la population guinéenne et la communauté internationale attendent avec impatience la confirmation des dates pour les élections présidentielle et législatives.

Le respect du chronogramme reste en effet un enjeu crucial pour restaurer l’ordre constitutionnel et la confiance.

De son côté, William B. Stevens a réaffirmé la volonté des États-Unis d’accompagner la Guinée dans son processus de sortie de transition, tout en annonçant de nouvelles perspectives d’investissement pour le pays : « Depuis son accession à l’indépendance, les États-Unis ont toujours été aux côtés de la Guinée. Nous resterons engagés pour l’accompagner dans son processus de développement », a-t-il déclaré.

Une déclaration saluée par le chef de la diplomatie guinéenne, qui voit dans ce soutien un signal fort du renforcement des relations bilatérales entre les deux nations :

« J’ai été particulièrement ému d’entendre que, même avant les élections, on prépare déjà le renforcement de nos relations, afin qu’une fois les élections terminées, nous puissions les élargir et les consolider », a conclu Dr Morissanda Kouyaté.

Alors que les regards sont tournés vers l’échéance de septembre, les propos échangés ce jour témoignent d’une volonté commune de faire de cette transition un tournant décisif pour la Guinée — sur le plan démocratique, mais aussi économique et diplomatique.

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