Patrimoine : à Niani, un musée et une bibliothèque pour raviver la mémoire historique de la Guinée

Niani, 5 avril 2026 – La Guinée franchit une nouvelle étape dans la valorisation de son patrimoine culturel. Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a procédé ce dimanche à la pose de la première pierre du futur Musée et de la Bibliothèque internationale de Niani, au cœur d’une cérémonie empreinte de symbolisme.

Dans cette localité historique, autrefois capitale de l’Empire du Mali, ce projet est présenté comme un acte fondateur. Il ambitionne de renforcer durablement la préservation et la promotion de l’histoire guinéenne, tout en rapprochant les populations de leur héritage culturel.

Pour le ministre, ce complexe ne constitue qu’un début : d’autres infrastructures similaires devraient voir le jour dans les capitales régionales du pays.

Ce chantier s’inscrit dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya à travers le programme Simandou 2040. Structuré autour de plusieurs axes prioritaires, ce plan accorde une place centrale à la culture et à l’éducation, considérées comme des leviers essentiels du développement. À travers cette politique, les autorités entendent faire de la culture un vecteur d’unité nationale, mais aussi un moteur économique, notamment grâce au tourisme et à l’artisanat.

Face aux critiques sur l’opportunité d’un tel investissement, Moussa Moïse Sylla a défendu avec fermeté la portée stratégique de l’initiative. Selon lui, le futur musée et la bibliothèque contribueront à dynamiser le tourisme, créer des emplois et soutenir la recherche, tout en assurant le rayonnement international de la Guinée. « Un peuple sans mémoire est un peuple vulnérable », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de préserver l’identité nationale.

La bibliothèque internationale ambitionne de devenir un centre de référence dédié aux études sur la civilisation africaine, avec un accent particulier sur le monde mandingue. Elle viendra compléter le musée, destiné à conserver et mettre en valeur les richesses matérielles et immatérielles de cet héritage millénaire.

Au-delà de leur dimension économique, ces infrastructures se veulent un engagement envers les générations futures. Elles incarnent la volonté de transmettre un patrimoine historique majeur, tout en inscrivant la Guinée dans une dynamique de réconciliation avec son passé et d’ouverture vers un avenir ambitieux.

Intervenant au nom de l’entreprise en charge des travaux, Oussama Makni a salué la confiance des autorités. Il s’est engagé à mener à bien ce chantier dans le respect des délais et des normes techniques, garantissant ainsi une réalisation conforme aux exigences annoncées.

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