À Conakry, une nouvelle étape vient d’être franchie dans la réorganisation de l’appareil sécuritaire.
Le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a procédé à la création d’un organe stratégique inédit au sein des Forces armées guinéennes : le Commandement des Opérations Spéciales (COS).
Selon les dispositions du décret présidentiel, ce nouvel outil est conçu comme une structure de commandement opérationnel interarmées et interservices. Placé sous l’autorité directe du Chef d’État-major général des armées, le COS agit conformément aux orientations fixées par le chef de l’État, sans disposer de personnalité juridique propre.
Objectif affiché : renforcer l’efficacité des forces de défense face à des menaces sécuritaires de plus en plus complexes. Le COS devra ainsi centraliser et optimiser l’emploi des unités d’élite issues de l’ensemble des composantes du secteur de la défense et de la sécurité, notamment l’Armée de Terre, l’Armée de l’Air, la Marine nationale, la Gendarmerie et la Police.
Dans le détail, ce commandement sera chargé de planifier, préparer et conduire des opérations spéciales à haute valeur stratégique. Il aura également pour mission de lutter contre le terrorisme et les menaces asymétriques, tout en améliorant les capacités d’anticipation et de réaction des forces armées. À cela s’ajoute un rôle clé dans le domaine du renseignement, incluant la collecte, l’analyse, la coordination et la diffusion des informations d’intérêt opérationnel.
Le COS s’appuiera sur plusieurs unités d’élite déjà existantes, désormais intégrées dans ce dispositif de coordination. Parmi elles figurent le Groupement des Forces Spéciales (GFS), le Bataillon des Troupes Aéroportées (BATA), le Groupement des Forces d’Intervention Rapide (GFIR), ainsi que les unités d’intervention de la Gendarmerie et de la Police, sans oublier les fusiliers commandos de l’Air et de la Marine.
La direction de cette nouvelle structure sera confiée à un officier supérieur, général ou colonel, titulaire d’un brevet de l’école de guerre et disposant d’au moins cinq années d’expérience dans les opérations spéciales.
Les autorités tiennent toutefois à préciser que ce dispositif ne vise pas à remplacer les forces existantes. « Le COS n’a pas vocation à se substituer aux unités en place. Il constitue un mécanisme de coordination destiné à optimiser leurs capacités opérationnelles », souligne le décret.
Avec la mise en place de ce commandement, les autorités guinéennes entendent adapter leur outil de défense aux défis contemporains, dans un contexte régional marqué par la montée des menaces sécuritaires.
lereveilplus224.com




